En jean et bas résilles.

J'porte le jean déchiré, j'porte des bas résilles.
Jamais coiffée. Les yeux cernés. Le mascara coule avec la pluie.
'fait moche. J'suis moche.
J'porte le jean déchiré, j'porte des bas résilles et des chaussures trouées.
Et quand j'ai du chagrin, faut que ça passe. J'm'éternise pas. Moi aussi je trace.
Sale temps, sales moments. 'faut pas pleurer.
J'porte le jean, j'porte des bas résilles et des chaussures trouées, j'ai arrété les strings.
J'continue avec la pluie, à croire qu'elle me suit ou plutot qu'elle m'essuie. J'ai les larmes perdues dans ses filets. Elles ont séché. 'faut avancer.
Trop de nuages, pas d'étoiles.
J'porte le jean et des bas, des chaussures trouées et pas de string, une vieille chemise sur les épaules.
De la boue jusqu'aux yeux, sans sèche cheveux. 'pas regarder derrière.
Y'a plus d'étoiles, y'a plus de soleil, plus de fleur, plus de sourire.
En jean et bas résilles.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 07:59

Modifié le mardi 27 mai 2008 10:12

22h22, 00h00, 11h11

23h23
Et se dire qu'il y a quelqu'un quelque part qui pense à nous, qui peut être rêve de nous, nous désire, nous attend, nous espère, nous invente.
Se dire aussi que celui ci aime nous contempler, mais seulement nous contempler sans jamais se montrer, sans jamais se révéler. Penser être unique pour lui, toujours exclusif. Songer tout rêve humain et le savoir perpétuellement invraisemblable. Des milliards de gens et se croire unique pour lui... Incongruité plastiquement idéale.
Et puis aussi croire qu'un jour on ne croira plus a tout ça, qu'on aura plus besoin d'y croire.
Parce que ce fameux jour on ne sera plus un cliché d'adolescence et on aura compris, adultement compris que l'amour n'exclu pas, que l'amour voit ailleurs, que l'amour ça marche à plus de deux, que l'amour ne reste pas, que l'amour tache, que l'amour aime, que l'amour crasse et décrasse.

# Posté le mardi 01 avril 2008 17:37

Modifié le dimanche 25 mai 2008 07:57

Chute libre dans un monde enfantin et je reste un cliché d'adolescence.

Bubble Gum, charlotte aux fraises, tattouage d'une journée,...

Dimanche. Et en plus de ça, dimanche de pâques. Repas de famille oblige.
Un repas qui s'éternise. Chaint. Rasoir. Relou. Pète-couille. La liste est longue. Autant surement que ce repas. Long. Trop long. Eternellement long. On en trouverait une bonne dizaine d'autres de ces adjectifs que même l'apéro n'aurait pas encore été entamé. Rien que l'idée de ce repas m'envoie des tas d'adjectifs qui se cognent aux parois de mon crane. Encore un peu et ça finirait en orgie là haut.

Ce midi c'est du lourd.Raclette.
Du fromage plein la tête et des odeurs de charcuteries jusqu'au bout des narines. Ca empeste. Ca devient grotesque. Ca m'emmerde. Et pour ajouter un cliché je trépigne d'impatience sur ma chaise. Je voudrais me barrer. Claquer la porte. Mettre les voiles. Me faire la malle...
Ca m'emmerde. 16h et toujours attablés.
Attablés.Affalés. Misérablement éreintés. Trop mangé, trop maché, trop avalé. Trop bu, trop pisser. Mais pas le temps de digérer, on s'empiffre. On s'en met plein la panse. On bouffe. On bouffe. On bouffe. On fait que ça. Strictement, exclusivement que ça!
Rien fait de cette foutue journée passée les pieds sous la table, à s'enfoncer lamentablement dans ses pensées pour éviter de croiser les sujets de conversation abordés.
Aujourd'hui mes voisins de table sont mon ptit frère et ma cousine. Ils me conduisent loin ces deux là. Loin. Ailleurs. Heureusement. Peut être. Pas sur.
Entre chewing gum et petites voitures. Kinder et soucoupe volante. Coloriage et tattouage. Ca se mitraille à coup de "toi même", "cest celui qu'il dit qu'il l'est", "tu pues du cul", et autres enfantillages du même genre.
Enfin, pour moi c'est du pareil au même, on se fait tous chier et tout ce qu'on voudrait c'est se barrer.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 23 mars 2008 12:13

Modifié le vendredi 28 mars 2008 12:49

Electrique Nocturne.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 15:39

Dionysos...attrape nous.

Nue. Fallait être nue pour entrer.
J'ai pas voulu parce qu'ils étaient tous vêtus.
Des connards. Toujours des connards.
Des petits merdeux qui bandent rien qu'à l'idée du profit, du gain et du sexe pour rien.
J'me suis barrée, cette soirée m'interessait pas.
Trop de ringards tout juste dépucelés et qui se prennent pour des hommes.
Parce que y'en a marre de se faire brancher par des cons qui pensent qu'à baiser.
Parce que y'en a marre qu'on me prenne pour un simple corps.
Parce que moi j'ai pas de bite on me prend pour un trou.
D'accord j' suis rageuse. Demi tour, on recommence.
Nue. Fallait être nue pour entrer.
Ils étaient déjà tous à moitié vétus et moi j'avais un peu bu.
Les bulles pétillent dans les coupes, des coupes qui sont toujours pleines.
Ils ont fait couler le champagne sur un corps en ébullition.
Un corps en palpitation, des spasmes à foison.
Des mains tièdes, des doigts, des griffes.
Des bouches, des lèvres, des langues.
Fallait être nue pour entrer. J'ai dit ok, j'me déssape, j'me laisse porter.

# Posté le mardi 15 janvier 2008 08:05

Modifié le mercredi 23 janvier 2008 15:46